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ET POURQUOI PAS UN COUPÉ ?

Comparatif pour l’entreprise

jeudi 26 juillet 2007, par JEAN-PIERRE DURAND

L’ESSENTIEL EN 5 POINTS

  • Attention : 2+2 ne font pas toujours quatre.
  • Budget proche de celui d’une berline haut de gamme.
  • Motorisés diesel, ils savent aussi travailler.
  • Une meilleure image qu’un SUV pédant.
  • Un bon investissement sur le long terme.

LE COUPÉ ENTRE RAREMENT DANS LE PANEL FORMATÉ DES AUTOMOBILES À USAGE PROFESSIONNEL. TROP EXCLUSIF, TROP “PLAISIR PERSONNEL”… MAIS À BIEN Y RÉFLÉCHIR ?

C’est bien connu, dans l’entreprise, l’habitabilité de l’automobile de fonction et le confort du client sont des préoccupations partagées sans la moindre équivoque par toute la hiérarchie.

Du collaborateur débutant qui préfèrerait une voiture ”normale” plutôt que sa “version société à TVA récupérable”… jusqu’au cadre soucieux de sa berline statutaire, chacun affiche une attention de tous les instants au bien-être… des clients !

C’est de la même manière, n’en doutons pas, pour… “sécuriser” les clients que certains d’entre nous sont obligés de rouler en SUV, et pour ne pas faire attendre le client, qu’ils ont absolument besoin d’une motorisation efficace… !

UN RÊVE DE JEUNESSE QUI A SOUVENT ATTENDU
Impliquer l’intérêt du client dans le choix d’un coupé est évidemment plus complexe, mais trêve de plaisanterie, faut-il nécessairement chercher des alibis à tout.

Sommes-nous réellement tenus de rouler dans un autobus ? Combien de dizaines de milliers de kilomètres professionnels accomplissons-nous chaque année sans autre compagnie que notre autoradio ou notre oreillette ?

Pourquoi le coupé deux places (+ deux autres de dépannage) ne serait-il pas politiquement correct ? Et pour parler clair, pourquoi (maintenant que les enfants sont grands), se refuserait-on ce joli coupé dont on a rêvé pendant des décennies…

DÉSORMAIS AUSSI EN DIESEL
Si d’évidence, la motivation en faveur du coupé est le plus souvent d’ordre esthétique, elle s’explique aussi fréquemment par une envie de s’offrir un plaisir longtemps refusé.

Le coupé est en effet un produit relativement cher, donc rarement abordable en début de carrière, et trop petit dès que la famille s’agrandit… Alors c’est souvent sur le tard que l’on succombe.

Certes, quand le cheveu se fait blanc et rare, un petit bolide tapageur risquerait parfois de susciter le quolibet jaloux, mais il existe des coupés tout à fait respectables et quasi-institutionnels.

Et pour ceux qui redouteraient qu’on leur reproche une tendance hédoniste incompatible avec l’esprit d’équipe cher à l’entreprise, nous avons sélectionné quatre coupés dits “4 places” ou
”2+2”, et impérativement diesel, qui s’apparentent davantage à un concept “grand tourisme” qu’à une réelle “sportivité”.

2+2 NE FONT PAS TOUJOURS 4 (PLACES)
Il faut toutefois admettre que ces coupés 4 places ou 2+2 ne sont pour autant pas des berlines deux portes.

Leurs places arrière ne posent pas que des problèmes d’accessibilité, elles sont parfois tout simplement inutilisables pour une longue étape.

Cette question des places arrière doit donc être réfléchie attentivement, et appréciée en fonction de la taille du conducteur, car l’espace restant entre le dossier et la banquette arrière peut s’avérer… éliminatoire !

Dans ce type de voiture, l’élégance de la ligne est prioritaire, le constructeur ne cherche pas toujours à privilégier l’habitabilité, il installe confortablement les passagers avant en position plutôt allongée, et pour les autres, il fait avec le reste.

UN COÛT D’USAGE ET D’ACQUISITION… SUPÉRIEUR
Autre critère déterminant : les motorisations. Le genre “coupé” est souvent associé à des notions de luxe et de “performances”, les constructeurs leur réservent donc des motorisations généreuses, et même, pour certains, exclusivement des versions essence.

Dans le cadre d’une utilisation professionnelle, nous n’avons retenu que des diesels, fiscalité oblige ! Mais il serait illusoire de chercher une version vraiment économique : dans cette catégorie, c’est minimum cinq ou six cylindres, et 180 à 230 ch…

En coût d’acquisition et d’usage, on se rapprochera donc beaucoup plus d’une berline de segment H que d’une moyenne supérieure. D’autant que l’équipement va souvent de pair : quitte à se faire plaisir autant retenir la version “full options”.

UN COUPÉ PEUT CACHER UN CABRIOLET
Depuis quelques années, le coupé est parfois aussi cabriolet grâce à un pavillon repliable en dur. C’est évidemment un concept séduisant, mais l’utilisation “découverte” n’est pas sans inconvénient d’encombrement et d’accessibilité pour le coffre à bagages…

Quant à la ligne esthétique, motivation majeure dans le choix d’un coupé, elle est parfois malmenée par les contraintes de l’épure de pliage.

Cependant, comme il faut comparer ce qui est comparable, nous avons volontairement exclu de ce comparatif les “vrais cabriolets en toile” même si… avec un hard-top ils offrent parfois des caractéristiques voisines d’un coupé.

Aux beaux jours peut-être…

SOUVENT UN FUTUR “COLLECTOR”
Si l’on raisonne en “prix de place assise”, le coupé est incontestablement un genre élitiste, ce qui se traduit par un marché de niche et par une production réduite.

Il est donc assez fréquent de retrouver une finition soignée et plus “attentive” que sur les productions courantes du même constructeur.

Ce caractère élitiste rend le coupé “attractif” sur le marché de l’occasion, et il tente davantage le chaland qu’une berline de standing comparable, encore faut-il que le désir du curieux soit accompagné des moyens du client.

Mais si l’on raisonne à très long terme, le coupé est presque toujours une valeur éternelle… Trente ans plus tard, un coupé Peugeot 504 ou un GTV Alfa sont toujours chargés d’émotion.

DOSSIER RÉALISÉ PAR JEAN-PIERRE DURAND

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