Notre offre d'abonnement
au magazine

Accueil > Articles parus > Essais > PORSCHE PANAMERA 4S LA CONDUITE ENFIN ACCOMPAGNÉE

PORSCHE PANAMERA 4S LA CONDUITE ENFIN ACCOMPAGNÉE

vendredi 2 avril 2010, par Louis DAUBIN

EN LANÇANT SA PREMIÈRE BERLINE 4 PORTES SUR LE MARCHÉ DES BERLINES DE HAUT DE GAMME, PORSCHE CRÉÉ UNE PETITE RÉVOLUTION APRÈS LE LANCEMENT DE SON S.U.V DIESEL ET INDIQUE CLAIREMENT SA VOLONTÉ DE SERVIR LES DIRIGEANTS D’ENTREPRISES AU QUOTIDIEN DE LEUR ACTIVITÉ.


Vous serez heureux de l’apprendre, la nouvelle Porsche Panamera a été conçue et réalisée à votre intention. Vous devriez représenter plus de 70% des clients de cette belle Automobile. Fort de ces considérations objectives pour la marque, et de bien d’autres subjectives pour le client, la société Porsche nous a présenté les 3 versions de son imposante berline « Grand Tourisme premium » : La Panamera S 400 chevaux deux roues motrices en propulsion avec soit la boite mécanique, soit la boite PDK.

Puis La Panamera 4S 400 chevaux, quatre roues motrices équipée en boite PDK et enfin la Panamera Turbo 500 chevaux quatre roues motrices et seulement en boite pdk aussi. Apres avoir pris en main les trois versions proposées nous avons choisis de nous livrer à un essai approfondi de la version qui nous a semblé la plus homogène pour un usage entreprise. C

’est avec la Panamera 4S que nous nous sommes « astreint » à effectuer un peu plus de 2.000 kilomètres à son volant juste pour vous servir un bilan détaillé de l’auto. Nous avons pris la route avec une berline Gris bleu clair du plus bel effet sur cette imposante voiture longue de 4,97 mètres et surtout large de 1,93 m à comparer avec les plus de 5 mètres d’une BMW série 7 ou d’une Mercedes Classe S. Le moins que l’on puisse dire est que la Panamera possède une carrosserie dont les gènes esthétiques trahissent une filiation évidente avec la 911.

A L’ARRIÈRE COMME À L’AVANT

Le charme opère comme avec une Maserati Quattroporte, car l’élégance naturelle de la Panamera lui permet de se mouvoir avec plus de discrétion qu’une Bavaroise ou une Munichoise concurrentes ce qui est surprenant. L’auto se fond discrètement dans le trafic urbain et ne se repère vraiment par les amateurs et les pandores que lors des déplacements en campagne ou à la traversée des petits villages de la France dite profonde.

L’accès à bord est un moment de plaisir pour le conducteur comme pour les passagers car on pénètre alors dans un univers très particulier auquel nos 2.000 Kms d’essai n’ont pas réussi à émousser le plaisir répété. Dans la Panamera, chaque siège avant et arrière est identique, ventilable, réglable, et vous disposerez de toute la place pour vos jambes comme pour vos bagages dans le vaste coffre.

Dans la version 4S les sièges allient l’élégance au vrai confort pour voyager loin. A ce sujet, La version Turbo est moins bien lotie puisqu’elle subit les sièges dits « sport » à flancs caricaturaux qui vous étreignent durement les côtes, le dos et les cuisses, sur des étapes de cinq-cents kilomètres cela compte bigrement ! L’accès à bord est évidemment facile avec 4 grandes portes et le seul véritable défaut de cette limousine sera le nombre de places limités à 4. On se demande bien pourquoi ? Le savaient ils ? : En France, dans la population CSP ++, plus le niveau de revenu est élevé, plus le nombre d’enfants augmente dans le foyer.

Cela précisé, les ventes France de la Panamera ne devraient pas en être trop affectées. Quitte à déposer les enfants à l’école avec le Cayenne de madame. Dans l’adversité on se débrouillera ! Au volant, le conducteur est magnifiquement installé et bénéficie à première vue d’un nombre impressionnant de commandes et boutons à sa disposition. C’est dù au choix, très heureux, de Porsche de refuser d’infliger à ses clients l’infernale molette de commande, façon joystick, sur la console centrale qui pourrit actuellement la vie de tous les conducteurs de berline haut de gamme.

Quand il faut 10 minutes de négociations débiles avec une rondelle métallique pour pouvoir baisser le son de son autoradio, il faut une seconde dans la Panamera pour obtenir satisfaction. Il faut juste le temps d’apprendre les emplacements puis tout est ultra rapide à l’usage. Sauf pour les commandes du plafonnier, assez mal identifiables.

UNE ERGONOMIE PARFAITEMENT LOGIQUE

La finition est remarquable, les cuirs superbes et les options quasi sans limites. Nous l’avons dit le confort de marche est royal et pleinement en accord avec son rôle de limousine. La suspension pneumatique adaptative, en option, permet un filtrage équivalent à celui d’une C6 Citroën ce qui est un beau compliment.

Le filtrage justement du bruit moteur est peu être un peu excessif et l’on s’attendrait à un peu plus de joie de vivre dans les sonorités. Il existe une option pour permettre au moteur de communiquer un peu plus ! le silence de marche est impressionnant jusqu’à 230 km/h mais entre 250 et 300 les bruits aérodynamiques sont un peu trop présents et gâchent un peu le calme souverain qu’affiche la Panamera à ces vitesses parfaitement normales pour elle.

Equipée en série de la boite de vitesses PDK elle dispose de 7 vitesses dont on ne sent pas passer les rapports. Sauf en 1ere au démarrage ou la boite semble hésiter avant « d’accrocher ». La vitesse maximale fut atteinte en 7ème et non en 6ème comme l’indique le dossier Porsche. La 7ème permettant de grappiller 10 km/h en sus des 282 km/h annoncés. Les palettes au volant ne vous serviront pas à grand-chose.

Vous compterez sur une tenue de route proprement phénoménale d’efficacité et de facilité. Capable de survirer à la demande, la 4S est une des voitures les plus faciles et les plus sùres que nous ayons conduite. Cette Panamera 4 roues motrices est un extraordinaire outil de travail et de déplacement tout temps et toutes saisons.

Le freinage est efficace et endurant au possible et peut encore être renforcé par des freins PCCB de 410mm ! La consommation est une heureuse surprise. Et en attendant les versions 6 cylindres, puis les hybrides, et enfin, les diesels, on se satisfera d’une consommation mixte annoncée à 11,1 litres et de 18 litres en usage rapide lors de cet essai.

Ce qui reste très raisonnable au vu des remarquables prestations de l’auto pour un 8 cylindres essence de 4806 cm3 tirant 1935 kg à vide et donnant 400 chevaux avec une transmission intégrale ! La Porsche Panamera 4S vous changera de la berline haut de gamme classique par son étonnante capacité à s’adapter à vos besoins comme à vos envies. Sage et discrète elle peut devenir passionnante et complice lorsque vous le désirerez où que vous souhaiterez faire partager ces moments. C’est bien mieux que les plaisirs solitaires, même en 911.

LOUIS DAUBIN

Répondre à cet article



Kilomètres Entreprise Contacts | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | Briag.com Briag.com
KILOMETRES ENTREPRISE est édité par la SARL de presse KMS édition 33, avenue du Général Leclerc 75014 Paris - Tél. + 33 1 40 64 11 30 - Fax + 33 1 40 64 15 80